Protégé : Rosa Bellumque sanguis vitae sunt

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Cacophonie

Dans la pernicieuse aventure des sons,
Rare est cette manière de conter
De trouver le sens, la rime et la façon
De permettre l’imaginaire de tâter
Contre le temps, le cyclique démon.

 

Ce léger bourdonnement, dans l’oreille se laisse siffler,
Presque par étourdissement, la chute vitale de la folie
Rend la monotonie à l’égarement  prête à s’essouffler.

L’absence de la vie dans tes yeux, cette asymbolie,
Qui te rend chaque jour un peu plus insensible
Laisse creuser le silence et tue la cruelle mélancolie.

Par simple effet de mode, on déploie l’indicible
Mais l’on oublie l’essentiel, ruiné dans la cacocholie.

 

 

Janvier 2015

Un mot léger

Un mot léger, et tout s’envole !
Si la nuit est paisible, une parole :
Devant le fait accompli,
Sentiment de relâche et de replis,
Je glisse et je m’en vole
Sous la pression d’un silence
Je ressens cette carence
Ta présence me manque.

Si la nuit est plaisante
De Rock’n’Roll, elle est garante
De la tranquillité du moment
Mais tu me manques éternellement.

Si la nuit est plaisante,
La caresse de l’air insistante,
Je commence mais je me morfonds
Quand on arrive au fond,
À maîtriser au plus profond,
Du sentiment de l’âme,
Lyrisme d’amalgame.

______________

Agnes Obel – Riverside :

Lui aussi a eu 7 ans de malheurs sexuels parce qu’il n’a pas fait tchin tchin en regardant dans les yeux

Louvain-la-Neuve — Un étudiant subit pour sa troisième année la malédiction de celui-qui-n’a-pas-fait-tchin-tchin-dans-les-yeux

 » Trinquer, ou ne pas trinquer: mais bien trinquer, par pitié !  » Telle est la devise de ceux qui célèbrent toutes sortes d’événements : de la pendaison de crémaillère, en passant par le mariage, jusqu’à la simple fête privée entre amis avant de sortir en boîte, on trinque dans les règles de l’art. Et comme la tradition le veut, quand on fait tchin-tchin, c’est en regardant droit dans les yeux de la personne avec qui on trinque. La légende urbaine affirme que lorsque l’on accomplit pas cette tradition correctement, 7 ans de malheurs au niveau sexuel nous tombent sur la tête.   

C’est ce qui est arrivé à Pierre*, étudiant en psychologie.  « Vous savez, partout où que j’aille, les gens insistaient pour regarder dans les yeux lorsqu’on trinque. Je ne comprenais pas pourquoi il y avait une telle de tension à ce genre d’instants. J’étais sidéré quand mes amis ou même mes cokoteurs me criaient dessus en me cinglant : « Je tiens à ma vie sexuelle, moi! » Alors pour leur faire plaisir, j’exécutais leur tradition (…) » L’étudiant a avoué qu’il subissait des regards moralisateurs de la part de son entourage et qu’il le vivait assez mal.

Une soirée arrosée 

Pierre a d’ailleurs décidé de se renseigner sur des forum grâce à internet pour trouver davantage d’informations au sujet de ces us et coutumes sur comment trinquer. Avec peine, il avoue que les modérateurs de divers forums ont délibérément censuré ses questions, à plusieurs reprises.  

Au cours d’une soirée dansante, le jeune homme avait décidé de rompre avec ce type de tradition qu’il trouvait « d’un autre âge ». Il avait détourné le regard au moment de trinquer. Les réactions des gens furent pour le moins direct, et la jeune fille qui tentait de le draguer, fâchée, versa le contenu de son verre de bière sur le visage avant de s’en aller. 

« Jusque-là, tout allait co bé »

L’apprenti psychologue constatait durant les jours, voire les semaines qui ont suivi ce fâcheux événement, que rien ne s’était produit d’anormal ou d’irrégulier. Il avait même réussi à trouver une petite copine qui lui convenait à merveille, selon lui. Les complications ont commencé lorsque, en revenant du restaurant, ils ont voulu avoir des rapports sexuels. « Mademoiselle était dans sa période des règles et je ne pouvais rien faire d’autre. Jusque-là pourtant, tout allait co bé. Après trois mois en couple, on avait toujours rien fait. Une fois c’était à cause d’un invité surprise à l’appart, une autre fois, elle avait un test le lendemain ou bien parfois elle avait systématiquement la migraine dès qu’on abordait le sujet. » Et il en allait de même avec les partenaires suivantes : pas moyen d’avoir une relation sexuelle. 

Quant à savoir si Pierre aura de nouveaux sexuels après ses 7 ans de malheurs, il devrait nous le confirmer. Il va normalement terminer ses études dans moins de deux ans. 

Si vous êtes dans la même situation, ou que vous vivez un cas similaire, contactez-nous, votre témoignage nous intéresse ! 


 

*(nous avons changé le nom du témoin afin de garder son anonymat)

Comme vous l’aurez bien compris, il s’agit d’un article « parodique ».

Égaré

Au delà de la succession des heures,
Sans forcément s’en donner aux leurres,
L’on se perd, dans la sombreté des jours,
Le début de la nuit, la peur de toujours,
Vient t’enoircir le pur des cœurs
Sans pour autant retenir tes mœurs :
Tant que l’absence profonde de l’amour
T’empêche d’avancer, de ce parcours
Poussiéreux, tu ne regardes plus les heures
Sans que tu comprennes la logique des heurts.

Si la question de l’égarement devait être établie,
Tu penserais qu’il s’agirait d’une faute de plis
Et tu commencerais à douter avant que la folie,
Belle des noires formes dont on la qualifie,
Ne vienne t’engourdir le corps d’une perfidie
Et corrompe le manichéisme acharné qu’on rallie
A cette nuit de froides rosées que le jour oublie.

#2 Pernicieusement vôtre

De la lueur des étoiles
Et l’illusion d’un voile
Montre le dérisoire:
Pernicieusement vôtre.
La façon de voir,
Et même de prévoir
Se rend absurde
Lorsque pur,
La vie se veut mûre
Mais perd de sa magie.

Il pensait que la vie
Serait ainsi
Et que le voyage
Viendrait d’un âge
Plus avancé.

Il pensait que vivre
Ne voulait pas dire
Attendre de ne plus être
Mais de voir en chaque rire
Que même si paraître
était sans un maître
La volupté de la nuit
Était hors du pourri.

Mais il pensait
Que cesser d’être
Ne valait
Point la peine
D’y laisser paraître
le moindre intérêt.

#1 Entre parenthèses

« La parenthèse est l’île du discours. »

– Victor Hugo

Siffle, siffle la vie
Toi qui passe comme un rite
Toi dont l’envie
Brise l’espoir aussi vite
Que la lente perdition
De l’humanité.

Souffle, souffle la vie
Faible mais présente
Du passé arrogante
Mais d’animosité se ravit.
Souffrance se trace

Quand silence trépasse
Incompréhension se tasse
Non loin du Parnasse.

Sous le poids de la faiblesse
Tout ce qui reste, blesse
Et tout ce qui meut, se rend noblesse
Mais ce qui reste vit,

Et s’assagit ;
Il n’est point ébahi
De voir cette avance
Prendre la clémence

Et souffler le désespoir
De ce que je ne veux point voir.
La première fois
Et je n’ai déjà plus la foi
De croire en l’union :
Telle est l’opinion
D’une déception.
Plus d’importance, ma réaction
N’est plus le résultat d’action,
J’en vois l’annihilation
Et le souffle s’estompe
Et vient finir sa course.

C’est ainsi que le nuage
Alimentant les mirages
Glisse loin là
Où le soleil commença
À réchauffer les cœurs:
C’est la fin de la tempête.